« Il n’existait aucun moyen de rectifier l’image de ma personne, déposée dans une suprême chambre d’instance des destins humains; je compris que cette image (si peu ressemblante fût-elle) était infiniment plus réelle que moi-même; qu’elle n’était en aucune façon mon ombre, mais que j’étais, moi, l’ombre de mon image; qu’il n’était nullement possible de l’accuser de ne pas me ressembler, mais que c’était moi le coupable cette dissemblance… »

Kundera, Milan. L’art du roman. Paris: Gallimard, 2004. p. 151-152.

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